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Un site de rencontre favorise la publicité détournée pour la prostitution

Un site de rencontre favorise la publicité détournée pour la prostitution

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De la publicité détournée pour la prostitution

Depuis seulement quelques jours, après de nombreuses publicités des camions publicitaires de RichMeetBeautiful.com au voisinage des Universités de Paris, 6000 inscriptions ont été faites pour des rencontres entre des jeunes étudiantes « sugar babies » et vieux riches « sugar daddies ». Des associations étudiantes ainsi que des électoralistes ont interpelé cet acte. L’adjointe à la mairie de Paris Hélène Bidard interpelle le procureur et le Président de l’Université Paris-Descartes, Frédéric Dardel, a même l’intention d’amener l’affaire en justice.

Phénomène de prostitution légal en Amérique

Jusqu’ici, le site internet n’agit pas contre la loi en France. Après une tentative en Belgique, le site de rencontre a été obligé d’abandonner après une poursuite en justice par la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui s’occupe de l’enseignement supérieur belge.

Pour l’association Équipes d’action contre le proxénétisme, le racolage prend de l’avantage grâce à internet. Mais contrairement pour les États-Unis, les sites de rencontre entre jeunes adolescentes et des hommes âgés ne présentent pas des signes de prostitution. Pourtant, il n’y a pas d’énormes différences entre leurs services et la prostitution.

Selon Brigitte Gonthier-Maurin, la sénatrice communiste, les obstacles rencontrés par les étudiants peuvent inciter les jeunes à trouver des moyens plus radicaux de gagner de l’argent, car une nuit peut leur apporter jusqu’à 2000 euros et de 4000 à 5000 euros le weekend.

Méconnu, mais avancé

Selon des enquêtes faites par l’Amicale du nid en 2010, 2% des étudiantes de l’Université Montpellier III, qui ont répondu, ont déjà eu des rapports sexuels contre de l’argent et 15% sont prêtes à passer à l’acte pour résoudre ses situations financières. En Essonne, 2,7% des étudiantes ont affirmé avoir déjà fait de la prostitution. La prostitution étudiante, qui reste méconnue du grand public, prend déjà de l’ampleur en France. Les sites internet participent beaucoup à son développement.

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