Home Culture Pavlinski brûle la Banque de France, Place de la Bastille
Pavlinski brûle la Banque de France, Place de la Bastille

Pavlinski brûle la Banque de France, Place de la Bastille

0
0

Paris 4h du matin, 2 fenêtres brûlent Place de la bastille. L’antenne de la Banque de France est en flammes.

Sur les lieux, on va vite se rendre qu’il s’agit d’une performance de « l’art politique » de l’artiste PAVLINSKI. Dans son communiqué de presse, il baptise cette action « éclairage ». Il sera arrêté aussitôt et emmené au commissariat le plus proche en garde à vue pour incendie de biens par le feu. Selon lui, c’est de « l’art politique » : « La Bastille a été détruite par les sans culottes… La renaissance de la révolution française déclenchera la révolution mondiale des peuples. »

L’art politique et engagé de Pavlinski

En 2015, en Russie, il avait incendié la porte d la prison LOUBIANKA ,sièges des services de sécurité russes. Au procès, Piotr Pavlenski donne sa version dans une performance où il invite des prostituées : il dénonce la soumission de la justice russe au pouvoir politique. Il récolte sept mois de détention préventive, qui deviendra au final une simple amende.

A son actif, l’artiste performeur avait cousu ses testicules ou encore cousu ses lèvres. Une autre fois,  Il s’était enroulé tout nu dans du fil barbelé. A chaque fois, ses actions dénoncent « l’apathie, l’indifférence politique ou le fatalisme de la société russe ». Il a soutenu également les Pussy Riots, ces jeunes femmes punks qui avaient « profané » la Cathédrale du Christ Sauveur à Moscou. Ces dernières feront deux ans de camp. Interné en asile psychiatrique, les experts ne lui trouvent aucune folie.

Depuis mai 2017, Pavlinski et sa famille sont réfugiés politiques en France.

Ils ont quitté précipitamment la Russie pour une toute autre affaire, une procédure judiciaire pour agression sexuelle.

Lors d’une performance au teart.doc, sa femme et lui sont accusés d’avoir violenté et blessé une jeune comédienne en lacérant ses vêtements. Outre la stupeur du milieu artistique, la justice leur a offert l’alternative soit dix ans dans un camp ou quitter le pays.

En France, l’artiste veut vivre comme la plupart des Français en refusant les aides sociales, change souvent d’appartement voire squatter ou voler de la nourriture. Il intervient dans la campagne présidentielle : « on laisse le choix aux gens entre libéralisme et fascisme ».

Après le dépôt de plainte de la Banque de France, l’enquête sera confiée à la sûreté territoriale. Le procès sera-t-il aussi une future performance parisienne de Piotr Pavlinski ?

Powered by themekiller.com