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Ouvrier d’abattoir : Un métier ingrat ?

Ouvrier d’abattoir : Un métier ingrat ?

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La plupart de ceux qui mangent de la viande ne savent pas quels travaux ont précédé leur dégustation et ne sont forcément pas enclin à le découvrir. Toutefois, cela n’empêche pas d’autres qui sont les acteurs de l’ombre dans ce domaine, de s’expriment en ce qui concerne leur métier, sa face cachée et la manière dont il est perçu. C’est en quelque sorte l’exercice auquel s’est livré Stéphane Geffroy, qui est ouvrier dans un abattoir, lors d’une interview accordée au magazine Marianne.

« J’ai souvent entendu des gens nous traiter d’assassins »

Stéphane Geffroy qui est ouvrier d’abattoir à la tuerie, le cœur de l’abattoir Jean Rozé à Liffré (Ille-et-Vilaine), avait déjà partagé son vécu à travers un ouvrage intitulé A l’abattoir (Seuil), qu’il a publié au printemps passé. Il a accepté, pour le compte du magazine Marianne, de faire un nouveau tour d’horizon de ce métier de tuerie, dont l’appellation « ouvrier d’abattoir » a connu une certaine métamorphose pour devenir « ouvrier de première transformation dans l’agroalimentaire ». Au sujet de ce travail qui consiste principalement à tuer et à éviscérer des animaux toute une journée durant, un autre professionnel du secteur souligne ce qui suit : « J’ai souvent entendu des gens nous traiter d’assassins » et poursuit en déclarant : « Par ignorance, personne ne veut voir que si un steak arrive dans une assiette, c’est qu’au préalable quelqu’un a tué un animal. »

« … Quand on raconte en détail ce que l’on fait, ça choque »

Stéphane Geffroy a confié à Marianne : « La société ne veut pas voir notre métier » tout en reconnaissant qu’éventrer, couper les cornes, la langue et entre autres le foie aux animaux a bien de quoi choquer : « Quand on raconte en détail ce que l’on fait, ça choque. Je le comprends, d’ailleurs… »

Néanmoins, cela ne l’empêche pas de faire remarquer qu’entre les poumons, les cornes et les sabots qui sont finalement transformés en croquettes pour chiens et chats, les cartilages qui sont très prisés en Asie, et les peaux – tout cela provenant des bovins – qui servent aux tanneurs, aux maroquiniers ainsi qu’aux chausseurs, la tuerie d’animaux aussi inconvenante soit-elle n’en est pas moins importante pour la société.

Stephane Sirelon Journaliste expérimentée et pluri médias, j’ai travaillé au cours de mes 15 ans de carrière pour rédactions nationales et régionales. Passionnée par l’Ille-et-Vilaine, sa culture, son patrimoine je suis aujourd’hui exclusivement rédacteur web autour de cette thématique. Je vous ferais partager toute l’actualité de l’Ille-et-Villaine, de son patrimoine à sa culture en passant par sa gastronomie et les sorties, l’économie, la santé…

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