Home Les Brèves La cour d’appel de Rennes déclare le cancer d’un docker « maladie non professionnelle »
La cour d’appel de Rennes déclare le cancer d’un docker « maladie non professionnelle »

La cour d’appel de Rennes déclare le cancer d’un docker « maladie non professionnelle »

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Agé de 56 ans, le docker, du nom de M. Chagnolleau avait rendu l’âme en 2011. Il était atteint d’un cancer. Il se pourrait que la famille de l’ouvrier défunt se pourvoit en cassation.

 

Une affaire pas encore totalement résolue

En 2014, le tribunal des affaires de sécurités sociales de Nantes avait formellement établie un lien de cause à effet entre la profession de docker de la victime et la maladie qu’il a développée. Il s’agissait du cancer de la thyroïde et celui des reins. Les éléments pris en compte par le tribunal de Nantes étaient le caractère chimique et physiquement dégradant du contenu des containers qui proviennent d’endroits différents, avec des clauses sanitaires qui ne sont pas toujours conformes à celles de la France.

C’est en appel que la décision du tribunal de Nantes a été déboutée par les magistrats de Rennes. Ces derniers ont estimé que le lien de cause à effet entre l’activité de Monsieur Chagnolleau et la maladie qu’il a développé n’a pas vraiment été établi. Une décision qui, comme on pouvait s’y attendre, n’est pas du goût de l’avocat de la famille éplorée, Véronique Aubry. « Je pense que c’est le manque de courage qui leur a fait prendre cette décision, car soit ils ne connaissent pas la règle de droit, soit ils se prennent pour des médecins« , a-t-elle fait savoir.

 

Une affaire qui risque de faire couler de l’encre

Mais l’avocat Aubry ne compte pas démordre aussi facilement. Elle a fait savoir qu’elle a en sa possession d’autres dossiers similaires de dockers dont les santés ont été dégradées du fait de leurs activités. « Plus de la moitié des dockers de Nantes/Saint-Nazaire sont atteints de cancers, c’est la même problématique que les agriculteurs soumis à des produits toxiques« , avance-t-elle. Elle compte se pourvoir en cassation.

Stephane Sirelon Journaliste expérimentée et pluri médias, j’ai travaillé au cours de mes 15 ans de carrière pour rédactions nationales et régionales. Passionnée par l’Ille-et-Vilaine, sa culture, son patrimoine je suis aujourd’hui exclusivement rédacteur web autour de cette thématique. Je vous ferais partager toute l’actualité de l’Ille-et-Villaine, de son patrimoine à sa culture en passant par sa gastronomie et les sorties, l’économie, la santé…

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