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Erreur médical : le CHU de Brest est déclaré coupable

Erreur médical : le CHU de Brest est déclaré coupable

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Plus de quatre ans de combats seront nécessaires à une jeune coiffeuse, mère d’un petit garçon pour être dédommagée suite à une intervention chirurgicale ratée. Le CHU de Brest se retrouve alors sur les bancs des accusés.

 

Le CHU prend en main l’intervention

L’IVG chirurgicale ou interruption volontaire de grossesse  peut être pratiquée jusqu’à la fin de la 12e semaine de grossesse, à la demande de toute femme enceinte qui souhaiterait interrompre sa grossesse.

Hospitalisée en 2009 au centre hospitalier universitaire de Brest pour une IVG chirurgicale, une jeune femme décide de recourir à ce type d’intervention, car elle souffrait   « d’une embryopathie d’origine génétique ». La technique consiste alors à une aspiration de l’œuf et  une dilatation du col de l’utérus. Sous anesthésie locale ou générale, cette pratique des plus répandues ne dure qu’une dizaine de minutes tandis que l’hospitalisation en elle-même ne tarde que quelques heures normalement.

 

Procès pour erreur médicale

Pourtant la jeune femme devra séjourner à l’hôpital un mois durant car, durant l’intervention, son muscle utérin a subi une perforation, tandis qu’une partie de ses intestins a été aspirés durant l’aspiration de l’œuf. Coiffeuse et mère d’un petit garçon, cette complication lui coûtera alors, à la fois, plusieurs autres interventions, mais également la perte de son emploi en 2012, car elle a été déclarée inapte à exercer le métier.

Sur le plan civil, l’affaire a été portée devant le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine). Ce dernier annonce alors une prise de responsabilité du CHU de Brest à hauteur de 285 000 euros, seul jugé responsable de cette erreur jugée, médical. La somme serait alors une compensation du salaire de la patiente et les préjudices causés à son encontre.

Traumatisé par l’erreur chirurgicale commise pendant l’opération, la patiente n’entend pas recourir à nouveau à une nouvelle grossesse. Le tribunal jugeant que cette situation est assez compromettante pour son entourage, il rappelle alors le contexte pour dédommager également le fils ainsi que les parents de la jeune femme

 

Stephane Sirelon Journaliste expérimentée et pluri médias, j’ai travaillé au cours de mes 15 ans de carrière pour rédactions nationales et régionales. Passionnée par l’Ille-et-Vilaine, sa culture, son patrimoine je suis aujourd’hui exclusivement rédacteur web autour de cette thématique. Je vous ferais partager toute l’actualité de l’Ille-et-Villaine, de son patrimoine à sa culture en passant par sa gastronomie et les sorties, l’économie, la santé…

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