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Des anticorps de Camelidae bientôt utilisés pour immuniser les vignes du virus court-noué

Des anticorps de Camelidae bientôt utilisés pour immuniser les vignes du virus court-noué

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Dans cette course effrénée contre le virus du court-noué, des chercheurs alsaciens pensent trouver la solution pour sauver nos vignes : les gènes situés dans les anticorps de chameaux.

2/3 des vignes françaises déjà touchées

À l’heure où l’on parle, le virus du court-noué est déjà présent dans presque la majorité des pieds de vigne du monde entier, la France comprise. Transmise par Xiphinema index, un nématode microscopique, cette maladie virale entraîne une baisse considérable du rendement et l’arrachage précoce des pieds de vigne.

Pour faire face à ce mal grandissant, des chercheurs alsaciens ont eu l’idée d’utiliser des anticorps de certains Camelidae comme le dromadaire ou le lama pour traiter les vignes.

Pourquoi des Camelidae et non une espèce végétale ?

La réponse se trouve dans les gènes du système immunitaire de ces animaux.

Selon des études très poussées, les anticorps de cette famille de mammifères seraient plus petits que ceux des autres mammifères.

Testé dans un labo, le résultat a été plus ou moins une réussite.

Les scientifiques ont introduit le virus dans le corps d’un chameau qui a réagi de façon positive à l’expérience. En effet, le sujet test a produit des anticorps semblables à des clés qui, une fois mis en contact avec les « nanobodies » des virus, les ont tout simplement neutralisés.

Même si l’utilisation de ces anticorps paraît une réussite, le recours à des pieds de vigne transgéniques est un passage obligé si l’on veut que ça marche. Or, une telle idée ne passerait pas auprès des professionnels de la viticulture.

Et pourtant, aucune variété de vigne n’est actuellement assez résistante pour faire face à ce virus explique  le coauteur de cette recherche, Christophe Ritzenthaler, chercheur du CNRS et de l’INRA.

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