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Défense : Thales Microelectronics et la fabrication du radar du nez du Rafale

Défense : Thales Microelectronics et la fabrication du radar du nez du Rafale

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Depuis quelques années, l’usine Thales Microelectronics à Etrelles, s’occupe des composantes du nez du Rafale. On compte 570 collaborateurs pour cette usine située près de Vitré.

 

Un travail de précision

Thales Microelectronics s’occupe spécialement d’assembler des composants microélectroniques. Le secteur de la Défense représente 80% de ses activités. C’est notamment cette usine qui s’occupe de la conception du radar intégré au nez du Rafale,l’avion de combat de Dassault aviation. C’est elle qui se charge également de la conception des sous-ensembles du système de brouillage et détection Spectra mis en place à l’arrière de l’avion de combat. Avec ces divers travaux dont s’occupe Thales Microelectronics, le Rafale représente 50% des travaux de cette usine d’Etrelles. Ici, le travail est de pointe. Les salariés du site ont le geste précis et l’œil expert. Afin de réussir à relier plusieurs composants à la main, certains optent pour des fils de 25 microns de diamètre.Pour le radar à antenne active du nez du Rafale, le directeur général de l’usine, Eric Normand, indique que « 40 à 45 semaines de fabrication ici sont nécessaires ». En ce qui concerne le système Spectra, « 30 à 35 semaines » de travail dans les locaux de Thales Microelectronics sont nécessaires.

 

54% des salariés sont des femmes

Si on fait un point des contrats qu’a signé la France avec l’Egypte, l’Inde et le Qatar ces deux dernières années, on compte 84 Rafales commandés au total.« en 2015, nous étions sur une production pour 1,2 Rafale par mois ; en 2016, le rythme était de 2. Pour 2017, il sera proche de 2 voire 2,2 Rafale par mois » explique Eric Normand. Sur ce site d’Etrelles, l’usine compte 570 salariés, 140 étant recrutés l’an écoulé en CDI ou en CDD long. 54% de l’effectif total sont des femmes. « En partenariat avec la Maison de l’emploi et Pôle emploi, nous avons misé sur la méthode de recrutement par simulation. On ne regarde donc pas le CV mais les compétences. Nous avons ainsi chez nous des personnes qui étaient avant fleuriste, routier ou dans la compta » affirme le directeur. Le site vitréen réalise une extension de 500m² et a également « multiplié par deux ses investissements entre 2015 et 2016 ». Eric Normand affirme qu’ils auront besoin « d’une vingtaine de collaborateurs » en plus cette année.

Stephane Sirelon Journaliste expérimentée et pluri médias, j’ai travaillé au cours de mes 15 ans de carrière pour rédactions nationales et régionales. Passionnée par l’Ille-et-Vilaine, sa culture, son patrimoine je suis aujourd’hui exclusivement rédacteur web autour de cette thématique. Je vous ferais partager toute l’actualité de l’Ille-et-Villaine, de son patrimoine à sa culture en passant par sa gastronomie et les sorties, l’économie, la santé…

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