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Air France : le projet low cost Boost attend l’aval des pilotes

Air France : le projet low cost Boost attend l’aval des pilotes

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Le projet Boost d’Air France attend l’assentiment des pilotes qui devraient décider de son sort ce lundi 17 juillet. En effet, le syndicat majoritaire est composé par les pilotes du SNPL d’Air France qui vont statuer sur ce projet d’accord social de filiale moyen et long courrier low cost que Jean-Marc Janaillac a défendu.

Une nouvelle compagnie

Le projet de filiale Boost consiste en la création d’une nouvelle compagnie à part entière, proposant des vols à moyen et long-courrier à prix réduits. Ce projet est lui-même l’un des piliers du plan stratégique nommé « Trust Together » qui a été présenté début novembre par Jean Marc Janaillac, le PDG d’Air France. Il appartient aux adhérents du SNPL dont 65% des voix appartiennent aux pilotes de donner –ou non- leur assentiment concernant le projet. Puisqu’ils ont jusqu’à 10 heures du matin pour prendre leur décision, le sort du projet devrait être connu en milieu de journée. Le président du SNPL Air-France, Philippe Evain a d’ailleurs affirmé que le taux de participation au vote atteignait déjà les 80% le dimanche à mi-journée. Le but du projet Boost est de faire face à la concurrence que représente les compagnies low cost et celles du Golfe. Le plan stratégique Trust together est d’ailleurs constitué par des mesures de compétitivité.  Cependant, les pilotes auront voix au chapitre pour que la direction d’Air France puisse procéder à la création de la nouvelle compagnie en interne. Si Boost reçoit l’aval des adhérents du SNPL, les six avions moyen-courriers devraient s’envoler vers quatre destinations dès le début de la saison hivernale. Ainsi, le vote comprendra trois choix : soit un « oui » à un texte amendé par le SNPL, soit « oui » au projet d’accord proposé par la direction, soit « non » aux deux. Le bureau SNPL a fait une campagne pour pousser les pilotes à voter pour la première proposition, estimant que la direction n’aurait pas intérêt à refuser les dernières revendications. Philippe Evain souligne d’ailleurs le peu de différences entre le texte du SNLP et celui de la direction.

Quelques points de divergence

Le point de blocage concerne principalement les pénalités financières qui sont versées aux pilotes en dans le cas où les engagements pour l’équilibre de production entre Air France et KLM ne sont pas respectés. La compagnie propose d’arrêter ces pénalités en 2022 alors que la trajectoire chiffrée qui devrait lui permettre de rattraper les parts d’activités perdues sur long courrier au profit de la compagnie néerlandaise est établie jusqu’en 2026. En outre, le SNPL n’est pas d’accord avec la suppression des toilettes réservées aux personnels pour faire plus de place pour les sièges au sein des futurs A350.

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